On monte juste à temps dans notre train Peru Rail pour se rendre à Aguas Calientes. Le voyage vaut vraiment le coup ! Les rails passent dans une vallée encaissée avec parfois un ravin juste au bord de notre wagon… On passe à côté du départ du Trail des incas, quelques ruines et des villages isolés. On croise également des marcheurs qui empruntent la voie ferrée pour se rendre par leurs propres moyens jusqu’au Machu Picchu. Moins de 2 heures plus tard, on atteint notre objectif du jour : Aguas Calientes qui a été renommée Machu Picchu pueblo (le village du Machu Picchu). Le seul intérêt de la ville, et pas des moindres, est d’être l’unique ville permettant d’accéder au site archéologique le plus célèbre du Pérou. La ville est truffée d’auberges plutôt chères et de restaurants racoleurs avec des cartes dans toutes les langues mais surtout l’argument de choc touristique : free wi-fi ! On finit par poser nos sacs dans un dortoir de 12 lits… De toute façon, on n’a pas prévu d’y faire la grasse matinée puisqu’on va prendre le premier bus pour le Machu Picchu à 5h30 et que 2 français avec qui on avait fait le tour de la vallée sacrée nous ont informés qu’il fallait être 1 heure avant le départ du bus pour être dans les premiers sur le site… Courte nuit en perspective mais c’est pas grave, on dormira plus tard ! On achète tranquillement notre billet pour le site et le billet de bus avant de se faire un plat de pâtes conséquent dans la cuisine du restaurant de notre auberge. Après enquête et nombreux témoignages, on a enfin réussi à percer les mystères de la logistique du Machu Picchu : réserver est utile si vous voulez faire une des 2 montagnes qui encerclent la cité (wayna Picchu et Machu Picchu aka la Montaña). C’est juste pour accéder à ces montagnes qu’il y a 400 places par jour. L’accès à la cité est beaucoup moins limité (Les syndicats parlent de 4000 places et la police 2500) ! Bon, au départ on avait prévu de faire 3 jours de marche donc on n’avait rien réservé de plus. Ça sera pour une prochaine fois !
4h du matin, le réveil sonne… Brossage de dent, yeux collés, chaussures chaussées, c’est parti pour le Machu Picchu. J’arrive second à l’arrêt de bus derrière une autre personne matinale ! Une autre française en tour du monde avec son copain qui est parti s’attaquer à pied à l’accès de la cité. Dès que Marianne me rejoint, on s’offre un petit luxe : des croissants tout chauds qui sortent de la boulangerie de Paris. On trouve de tout ici !!! La queue du bus se remplit à un rythme effréné… Heureusement qu’on nous a prévenus ! Après 30 minutes de montée dans des virages bien serrés, on atteint les portes d’entrée de la cité Inca. C’est parti ! On est les seconds à entrer sur le site mais un élément perturbant calme notre ardeur : les nuages ! La visibilité est plutôt mauvaise mais on décide tout de même de s’attaquer à la longue montée d’une heure vers la porte du soleil qui est censée offrir une belle vue en hauteur. La vue doit effectivement être sympa quand on y voit quelque chose… On croise également des groupes de randonneurs qui arrivent du fameux trek des incas. Après une longue attente, le bulletin météo ne donne toujours pas de signe de vie positif. On décide donc de redescendre visiter la cité malgré une visibilité de pire en pire. Le temps de redescendre vers la cité, les nuages se décident à nous offrir un peu de répit pour apprécier enfin les superbes ruines ! On aura un peu de tout sur cette journée : de quoi faire des photos où on ne voit rien et des photos avec quelques nuages ! On parcourt le Machu Picchu de long en large pendant des heures histoire de bien en profiter avant de redescendre à pied vers Aguas Calientes.