On n’est pas tout seul à partir de Bolilanga puisque ce sont 3 bateaux et 18 personnes qui partent de l’île… On se dirige tous vers le port de Wakaï où on va prendre un ferry de nuit en direction de Gorontalo. On retrouve de nombreux autres voyageurs croisés à différents moments et endroits. Ca donne un air de grande colonie de vacances / festival de musique ce bateau ! Le pont supérieur est rempli de touristes qui squattent un petit coin pour espérer dormir à la fraîche ! Drôle de spectacle et surtout des conditions de transport bien sympathiques ! Ca reste néanmoins un beau souvenir malgré un réveil qui pique à 4 heures du matin au port de Gorontalo. Une horde de taxis attendent le flux de touristes. On décide de se rendre dans le lobby d’un hôtel pour utiliser la connexion internet et essayer d’acheter un billet d’avion pour gagner un peu de temps sur le temps de transport jusqu’à Manado. Cela s’avère un peu plus compliqué car aucune de nos cartes bancaires n’est acceptée par le site Internet… La journée semble perdue quoi qu’il arrive. On décide finalement de partir en voiture. C’est parti pour 9 heures de route serrés sur la banquette arrière… Une formalité !
On arrive donc en fin d’après-midi dans la grande ville de Manado. C’est l’effervescence et on découvre une ville remplie de centres commerciaux et des taxis collectifs équipés de systèmes sonores plutôt puissants ! A peine arrivés dans notre hôtel, j’accompagne Martin à l’hôpital pour se pencher sur sa douleur de plus en plus insoutenable à l’oreille ! On ressort 2 heures plus tard avec quelques antibiotiques pour traiter une infection. On décide donc de passer une journée sans déplacement le lendemain pour raison médicale. On se rend tout de même dans l’hôtel de la compagnie Lion Air pour que Martin change son billet de retour afin d’avoir un peu plus de temps à Jakarta. On erre ensuite dans un de ces nombreux centres commerciaux gigantesques à la recherche de bonnes affaires éléctroniques. Bilan : l’Indonésie n’est pas l’endroit où acheter des cartes SD ou un disque dur ! On se rend ensuite dans un des seuls roof tops qu’on a trouvé pour le coucher de soleil. C’est là qu’on découvre une opération frauduleuse sur ma carte bancaire. C’est ING cette fois qui est frappée… Décidément ! Je me lance donc dans quelques appels pour faire opposition et connaître la procédure à enclencher pour l’opposition de ce retrait de 1000 dollars… La banque me demande de porter plainte… Qu’à cela ne tienne, on sait faire avec nos 2 plaintes en Amérique du sud. On va pouvoir comparer les procédures. L’Indonésie s’avère être de loin la plus chaotique… On arrive à trouver une personne qui parle anglais (la belle-fille du commissaire, abandonnant son dîner et venue avec son fils) pour nous aider à nous faire comprendre de la police. Le dépôt de plainte semble être un peu une attraction dans ce commissariat, le dernier date de plus d’un mois… du coup ils veulent tous prendre des photos avec nous… A chaque fois qu’une nouvelle personne entre dans la pièce, on doit de nouveau expliquer la situation pour finir par écrire moi-même la plainte en anglais devant des Indonésiens impressionnés. Il faut dire qu’ils ne semblent pas trop utiliser l’outil informatique par ici, pas dur de les impressionner du coup ! Complément de Marianne : le gamin a même demandé ce qu’Edwyn mangeait pour être aussi fort en informatique…