Entre 24 heures de bus et 2h d’avion pour le même prix, on a logiquement décidé de partir en avion ! On atterrit en fin de journée à l’aéroport international de Puerto Iguazu. Pour donner un peu de contexte, Iguazu, ce sont les plus grandes chutes d’eau douce d’Amérique et par conséquent un lieu pour le moins touristique. On découvre néanmoins un petit aéroport vide à notre arrivée. On trouve 2 autres voyageurs pour partager un taxi qui revient moins cher que le bus et on commence à comprendre que cette ville ne vit presque que du tourisme quand on paie une taxe municipale en entrant dans Puerto Iguazu. Arrivés en plein centre ville, on part à la recherche d’un logement. Il est 21h passées. ¡ Tranquilo ! Heureusement, on ne manque pas d’options et on trouve assez rapidement un petit hôtel avec une chambre double dans notre budget.
Après une bonne nuit de sommeil à entendre des trombes d’eau tomber, on se lève avec un ciel bien gris… La journée s’annonce pluvieuse pour visiter le parc côté argentin. On ne se laisse pas décourager par ce déluge et lors d’une accalmie on part pour la gare de bus pour attraper l’unique bus (bonjour le monopole) qui se rend dans le parc national d’Iguazu. 20 minutes plus tard, on atteint l’entrée du parc. Tant qu’il ne pleut pas trop, on décide de commencer par un peu de marche au lieu de prendre directement le petit train. Première rencontre avec les koatis qui sèment la terreur auprès des touristes en chassant en horde à la recherche de sandwichs ! On attaque un premier sentier pour découvrir l’ampleur de ces cascades. C’est vraiment impressionnant avec un bruit assourdissant sous les mètres cubes d’eau qui chutent. Sur ce premier sentier, la pluie est de retour et on s’arrête quelques minutes à l’abri d’un arbre le temps que ça se calme. On reprend notre marche sur les passerelles qui enjambent la rivière en direction d’un premier point de vue surplombant plusieurs chutes. C’est à ce moment que notre appareil photo décide de ne plus s’allumer… Tout va bien, on est désormais habitués aux catastrophes technologiques sur ce continent ! Qu’à cela ne tienne, on a encore une caméra et un iPhone ! Après un rapide pique-nique, on continue d’arpenter les différents sentiers. C’est toujours aussi beau malgré les conditions météo qui restent moroses. Ca doit vraiment valoir le coup sous le soleil… On termine la découverte du parc par le dessert (dixit le garde du parc à l’entrée) avec les gorges du diable. C’est l’endroit où il y a le plus gros débit et on sent bien la puissance de l’eau qui s’engouffre dans cette chute vertigineuse. Trempés jusqu’à l’os, on rebrousse chemin pour revenir en centre ville. On tente notre chance en faisant du stop une dernière fois pour cette première partie de notre grande vadrouille. Après de nombreux échecs, on est pris in extremis juste avant d’abandonner pour le bus par un salarié du parc qui rentre chez lui.
Le lendemain, le ciel bleu n’est toujours pas au rendez-vous… On traîne donc un peu dans notre hôtel avant de partir à la gare de bus pour attraper un bus et se rendre aux chutes du côté brésilien avant de s’envoler en début d’après-midi pour Buenos Aires. On arrive 3 minutes après le départ du bus ce qui compromet notre passage de frontière. On passe donc le temps restant à boire un petit café au chaud avant de partir à l’aéroport.